En ce week-end estival du 21-22 avril quelques gogos, gogottes et moi-même avons décidé de passer un petit week-end au vert dans la Sarthe. Je vois tout de suite tout le monde se dire : « oh ils ont été au 24H du Mans ». Eh bien non même pas.
Mylinette avait préparé son Road Book et fixé l’heure du départ à 8h00 le samedi matin. Sachant que le Lapin est toujours à l’heure au point de rendez-vous, nous fûmes conviés à dormir sur place pour gagner du temps.
Le lendemain matin Remdé arriva à l’heure avec juste ce qu’il faut comme bagage pour un week-end, soit un chargement digne d’un périple de plusieurs semaines.
Après avoir recherché ma paire de chaussette égarée, qui ne fut retrouvée que 2 jours plus tard, et pris un sérieux petit déjeuner … le départ fut donné.
Nous partons donc pour notre grande aventure en pays Sarthois. Mise à zéro des compteurs et hop c’est parti. Ah non, faux départ il faut passer faire le plein … Donc direction la pompe…
La bas, premières photos et recommandations d’usage (surtout bien respecter les pauses pipi, café …)
Les premiers 150 kilomètres furent avalés en un rien de temps … vers 10h15 arrêt dans un petit café à Chartres … Echange de vannes, rires, moqueries, remplissage des réservoirs pour la deuxième partie de notre voyage ….
Les petits virolos s’enchaînent et ne se ressemblent pas … après 1h15 de route, et une signalisations des plus succinctes, nous accumulons les impressions de déjà vus. Tiens ont est déjà passé par la non ??? Arrêt dans un petit village pour faire le point, nous demandons notre chemin, mais personne n’à l’air d’être de la région. Ils savent tous aller au Mans mais pas à la prochaine étape du Road Book… Grrrrrrr il est déjà 13h00.
« C’est encore loin ???? » « 20 / 30 kilomètres encore s’exclame notre guide … »
« C’est encore loin ???? » « 20 / 30 kilomètres encore s’exclame notre guide … »
Nous repartons donc gaiement. Nous, nous retrouvons enfin à l’étape suivante … nous redemandons notre route à un autochtone de la région qui s’exclame :
- « Mais pourquoi vous voulez allez la bas ??? Y a rien la bas y’a que des petites routes … »
- « Ben oui monsieur, mais c’est là où ont veut aller ».
Après négociation le charmant papy nous donne quand même la direction ….
« C’est encore loin ???? »
« 20 / 30 kilomètres tout au plus … »
Nous continuons …. Il est 13h30 nous roulons, pas un chat pour demander notre route … 14h00 nous roulons toujours le but est proche, la panne sèche aussi … plus que deux étapes, il fait chaud…
« C’est encore loin ???? »
« OUI TRES TRES LOIN !!!!!!!! »
14h30 nous arrivons enfin sur le lieu de notre séjour « MOITRON SUR SARTHE ». Une personne nous fait signe en passant «Eh c’est ici ». Nous sommes enfin arrivés. La personne nous accompagne jusqu’à notre gîte où nous allons passer la nuit …
« C’est à moins d’un kilomètre, vous pouvez y aller à pieds si vous voulez » nous dit le propriétaire.
Après un petit tour de moto de 2,5 Kms nous arrivons enfin devant notre magnifique demeure campagnarde.
Moralité de cette première partie du voyage : Les Sarthois n’ont pas du tout la même notion du kilomètres que les Seine et Marnais.
Enfin arrivés, nous posons vite nos affaires, Mylinette nous ayant trouvé en moins de 5mn un endroit pouvant nous accueillir pour nous restaurer. Mais comment fait-elle ça ?
15h00 : Nous sommes enfin assis à une terrasse pour nous désaltérer et reprendre quelques forces.
17h00 : A partir d’ici deux groupes se forment : le groupe des filles et le groupe des hommes.
Avant de nous séparer les consignes sont les suivantes. Les filles partent en balade et nous, nous occupons du repas du soir …
On c’est pas fait avoir là les gars ???
Destination le supermarché le plus proche …Le repas du soir sera style Barbecue …Nous sommes trois motos et donc il convient de limiter nos achats …. Après que Remdé eut négocié une piémontaise contre une salade verte qu’il ne mangera d’ailleurs jamais, nous nous dirigeons vers la caisse espérant que tout tiendra dans nos sacoches …
Le caissier nous voyant arriver nous pose la question fatidique :
« Vous allez au Mans ?»
« NON on est la pour faire du tourisme. De toute façon les motos des 24H ont les voient mieux à la télé alors… non mais !»
Je me dépêche de décrocher Nounours qui drague une petite dame à coté pour essayer de lui faire ramener nos courses en échange de je ne sais quelle proposition malhonnête.
18h00 Hop les motos bien chargées, un sac de charbon derrière le FJ et les victuailles réparties, nous reprenons la direction de notre maison secondaire pour décharger les courses avant d’aller se désaltérer à la ville la plus proche. Eh oui il faut pas se déshydrater par ce temps.
Chemin faisant nous rencontrons nos amis de la police à l’entrée de la ville qui trop occupés à ce moment là, nous laissent passer sans problème. Nous nous installons donc en terrasse et décidons de regarder passer les motos qui partent et reviennent du Mans. Il y a de la belle et même de la très belle. Ils démarrent en trombe devant nous et nous, nous nous poilons car cette brusque accélération est toujours suivie d’une rapide décélération dès qu’ils aperçoivent nos amis en uniforme. Certains cherchent même des routes détournées et repasse devant nous plusieurs fois.
19h30 : nous reprenons la route pour rejoindre notre pied à terre.
Arrivés sur place nous nous mettons à l’aise, Remdé enfile ses « Tongues », et nous décidons en attendant ces dames de faire une partie de « boules » ou devrais je dire plutôt dire une partie de pétanque pour éviter tout quiproquo
20h30 : Nounours a gagné et toujours pas de gogottes. On se dit qu’on aurait du ramener les filles qui nous draguaient à la terrasse du café … Non je plaisante …
Nous préparons le repas quand des bruits de moteurs familiers nous annoncent leur arrivée.
Apéro, barbecue, la soirée commence … nous sommes bien, il fait beau. Nous avons un super gîte, un terrain immense, un garage pour nos motos, une vue imprenable … il fait nuit noire, d’un accès de folie je décide d’aller courir dans le jardin pour me détendre, quand un banc en pierre me coupe la priorité. Je me retrouve affalé dans les graviers sans mal mais faisant éclater les rires général. (Mince on a pas filmer pour vidéo gag). La soirée se poursuit par un petit Karaoké …


Il est plus de minuit, il est tard, fatigués de notre journée nous décidons d’aller nous reposer. Demain départ vers 10h30. En effet nous devons rencontrer un membre des gogos habitant la région pour déjeuner avec lui, puis renter avant 18h00 pour aller voter ....
Bonne nuit les gogos …..
Dimanche 7h30 : Certains gogos sont debout depuis belle lurette, moi j’émerge difficilement comme a mon habitude.
Les gogos sont des vraies petites fées du logis. On replis les affaires, près à rejoindre notre prochain lieu de rendez-vous pour rencontrer Arapaos membre gogo, habitant le Mans.
Petites photos avant le départ, c’est parti.
Mirabelle prend la tête du convoi et nous mène à travers la campagne. Je suis en fin de cortège et je profite du paysage. Comme c’est beau …. Comme c’est calme … Beaucoup de montées, de descentes, des virolos, de magnifiques maisons de pierres, de ponts …
Tiens il y a un Aqueduc dans le coin?
Nous continuons notre route. Tiens on va passer près de l’aqueduc puisque nous prenons la direction de celui-ci. Un petit virage a droite, un petit virage a gauche , nous prenons des routes de plus en plus étroites quand tout d’un coup c’est le drame. Un petit voyant rouge vient de s’allumer …….. dans ma tête. Mes deux neurones viennent de s’entrechoquer et me faire comprendre que je viens de tomber dans un traquenard. En effet il y a quelques mois (en août 2006) certains gogos ont eu la mauvais idée de m’offrir un saut à l’Elastique avec comme condition de ne pas me révéler ni le lieu ni le jour et j’ai bêtement relevé le défi…et là je comprend que nous y sommes. Je klaxonne pour exprimer ma peur. Mais comment j’ai pu me mettre dans cette galère ?
Je monte à la hauteur de Remdé qui me précède. Celui-ci d’un haussement d’épaule et un grand sourire me fait comprendre que je ne peux plus reculer. Je tremble, je suis terrifié. Mon cœur bas à cent à l’heure. Vais-je tenir le coup ???
Nous arrivons au pied de l’aqueduc et descendons de nos montures. Je peste après mes compagnons qui ont réussis à tenir leurs langues jusque là et qui jubilent d’avoir réussi leur coup. Traîtres !! Ce week end était si parfait jusque là, faut il vraiment tout gâcher ?
Quand il faut y aller, il faut y aller, je me dirige d’un pas décidé (et surtout avant de changer d’avis) vers mon destin.
Je sens quand même une certaine tension dans le groupe. Mylinette et Lafouine ont l’air aussi stressées que moi. Mirabelle, Nounours et Remdé eux ne cachent pas leur joie.
Je reste en bas quelques minutes le temps de voir sauter un fou. Que c’est haut quand même. Je monte pour voir ce qui se passe la bas, je pourrais toujours changer d’avis une fois en haut non ?
Je monte avec Mirabelle et Lafouine. Les autres admireront le spectacle du bas.
Arrivé là haut, je doute. J’aurais mieux fait de rester en bas en fin de compte. Je jette un coup d’œil par dessus le parapet : tiens ça à l’air encore plus haut que vu d’en bas. Qu’ils ont l’air petit les gogos en dessous. J’avance vers mes bourreaux afin qu’ils me donnent les consignes.
Je fais des blagues à trente centimes d’euros (des blagues à 2 balles quoi) afin de me détendre. J’oublie tout. J’ai fais le vide dans ma tête je ne pense qu’à ce saut. Plus rien n’a d’importance. Même pas Lafouine, que j’ai oublié d’embrasser…
On m’harnache, et me prépare.
« C’est rien » m’explique le jeune homme.
« Tu Sautes juste dans le vide d’une hauteur de 33 m soit un immeuble de 10 étages, et si tout se passe bien l’élastique te retiendra »
Je m’interroge : Vais-je faire une crise cardiaque, l’élastique est il assez solide ??? Je vérifie les serrages et surtout qu’ils m’aient bien relié à l’élastique on ne sait jamais. Le but du jeu dans un premier temps et de monter sur la planche de départ et de mettre le bout des pieds dans le vide d’une seule traite sans s’arrêter. Je me lance, ça ne coûte rien après tout. Et puis de toute façon je ne suis pas assez fou pour me jeter dans le vide. Bien c’est fait.
« Bras tendu, fixe un point au loin et à trois tu sautes 1,2 »
« STOP j’ai pas bien compris ce que je dois faire ». Je gagne du temps. Je sens le vide sous moi et ressent les 33 m qui me séparent du sol sur lesquels je pourrais m’écraser. L’hésitation commence à me gagner. Mes ex-camarades (oui car à ce moment précis je les détestent) m’encouragent
« vas y !! Saute !! »
Je pense : « prenez ma place si vous voulez ». J’ai peur mais leurs cris me galvanisent. Je vais le faire. J’y vais. Ce coup ci à trois je saute dans le vide en poussant fort sur mes pieds. 1,2 ,3 mes pieds ne répondent plus, je suis tétanisé. Je bascule lentement vers l’avant et durant une fraction de seconde je remercie le jeune homme qui me retient par le harnais. Mais que fais cet E……. il me lâche, je fini de basculer vers l’avant, et mon saut de l’ange se transforme en truc bizarre du genre « j’y vais mais j’ai peur ». Je m’accroche à ce que je peux et pousse un « Ho Putain !!! Nooooooooooooon » venant du fond du cœur. Je me vois tomber, la tête la première. Le sol se rapproche à vitesse grand V. Suis-je bien attaché ? Tout te passe par la tête dans des moments pareils. L’élastique se tend enfin et ralenti ma chute jusqu’au point de l’arrêter. C’est BON je suis en extase Oh OUI !!!! Je rebondis comme un yoyo une paire de fois avant que l’on ne me descende.
Arrivé à terre j’ai du mal à marcher. Je me tâte (on me tâte ;-)) je suis entier. Fébrile, blanc comme un linge, je rejoints mes amis qui m’ont fait ce souvenir que je n’oublierai jamais. Je suis heureux, je jubile, je l’ai fait !!!!! Nous patientons quelques minutes afin que je reprenne mes esprits. Après quelques photos souvenir et un débriefing nous reprenons la route. Il est midi nous allons chercher un endroit où nous restaurer.
12h30 : arrêt casse croûte dans un petit resto. On se dit qu’il ne faut pas partir trop tard pour ne pas tomber avec tous les retours des 24H du Mans. Pour accélérer notre retour on va prendre l’autoroute.
14h00 : Nous partons. J’ouvre la route jusqu’à l’autoroute. Au péage une voie spéciale pour les motards. Les flics ouvrent l’œil et surveillent les motos qui passent. J’arrive à la barrière de péage. Celle-ci est ouverte. J’appuie pour prendre mon ticket. Bon sang, rien ne se passe, c’est bien ma veine. Des motos passe à coté de moi sans s’arrêter. Que se passe t’il ? J’ai loupé le ticket ou quoi ? Je me dis qui si ça se trouve c’est le petit comité avant la barrière de péage qui distribuait ceux-ci pour gagner du temps. Mince les gogos ne sont pas derrière moi. Ils ont du s’arrêter pour le prendre Eux. Ils arrivent enfin. Ca rigole. Ben oui Lapin tu sais pas que pendant les grande manifestation de ce genre les motos ne paient pas l’autoroute … Ca y est j’en suis sûr, je suis une « Burne » et ça va me suivre longtemps.
On prend l’autoroute à vitesse réduite, les deux ZEPHYR ouvrent la route. Je me dis que c’est une bonne idée car elles rouleront calmement. Quelle erreur, je rame comme un fou derrière pour suivre le mouvement. A chaque pont les gens attendent de voir passer les motos et nous faire signe. C’est l’événement de l’année de voir passer autant de moto. Je pensais me faire doubler plus que cela par les sportives, mais notre allure est suffisamment élevée pour éviter cela. Déjà 150 Kms de fait, je prie pour qu’elles tombent en panne d’essence pour passer un coup sur ma visière devenu une piste d’atterrissage à bêtes, ouf on s’arrête enfin faire une pause …
La pause est sympa, on est dans un relais motards bien organisé. On nous offre les boissons et l’on peut nettoyer nos visières. Il est 16h15 on repart. Il faut se magner si l’on veut aller voter. Nous disons au revoir à Remdé qui rentra direct chez lui. A 15Kms de chez nous on se sépare. Bye bye les copains. Il est 17h15 ça y est j’ai voté !
« Rendez vous le soir pour ceux qui peuvent, pour prendre l’apéro et voir les images de notre WE ».
21H00 : Je me bidonne en revoyant en boucle mes aventures. Les images sont très belles. C’était vraiment un super Week End. J’aurai pu en écrire encore et encore tellement ce séjour était génial mais bon faut bien s’arrêter un jour et si ça se trouve j’ai perdu des gogos en cours de route. Je remercie encore mes camarades pour cette surprise et ceux qui se sont donné la peine de lire toute ma prose. Cela fait maintenant deux jours que je suis rentré et je suis toujours autant excité et heureux de mon FORMIDABLE séjour.
Je monte à la hauteur de Remdé qui me précède. Celui-ci d’un haussement d’épaule et un grand sourire me fait comprendre que je ne peux plus reculer. Je tremble, je suis terrifié. Mon cœur bas à cent à l’heure. Vais-je tenir le coup ???
Nous arrivons au pied de l’aqueduc et descendons de nos montures. Je peste après mes compagnons qui ont réussis à tenir leurs langues jusque là et qui jubilent d’avoir réussi leur coup. Traîtres !! Ce week end était si parfait jusque là, faut il vraiment tout gâcher ?
Quand il faut y aller, il faut y aller, je me dirige d’un pas décidé (et surtout avant de changer d’avis) vers mon destin.
Je sens quand même une certaine tension dans le groupe. Mylinette et Lafouine ont l’air aussi stressées que moi. Mirabelle, Nounours et Remdé eux ne cachent pas leur joie.
Je reste en bas quelques minutes le temps de voir sauter un fou. Que c’est haut quand même. Je monte pour voir ce qui se passe la bas, je pourrais toujours changer d’avis une fois en haut non ?
Je monte avec Mirabelle et Lafouine. Les autres admireront le spectacle du bas.
Arrivé là haut, je doute. J’aurais mieux fait de rester en bas en fin de compte. Je jette un coup d’œil par dessus le parapet : tiens ça à l’air encore plus haut que vu d’en bas. Qu’ils ont l’air petit les gogos en dessous. J’avance vers mes bourreaux afin qu’ils me donnent les consignes.
Je fais des blagues à trente centimes d’euros (des blagues à 2 balles quoi) afin de me détendre. J’oublie tout. J’ai fais le vide dans ma tête je ne pense qu’à ce saut. Plus rien n’a d’importance. Même pas Lafouine, que j’ai oublié d’embrasser…
On m’harnache, et me prépare.
« C’est rien » m’explique le jeune homme.
« Tu Sautes juste dans le vide d’une hauteur de 33 m soit un immeuble de 10 étages, et si tout se passe bien l’élastique te retiendra »
Je m’interroge : Vais-je faire une crise cardiaque, l’élastique est il assez solide ??? Je vérifie les serrages et surtout qu’ils m’aient bien relié à l’élastique on ne sait jamais. Le but du jeu dans un premier temps et de monter sur la planche de départ et de mettre le bout des pieds dans le vide d’une seule traite sans s’arrêter. Je me lance, ça ne coûte rien après tout. Et puis de toute façon je ne suis pas assez fou pour me jeter dans le vide. Bien c’est fait.
« Bras tendu, fixe un point au loin et à trois tu sautes 1,2 »
« STOP j’ai pas bien compris ce que je dois faire ». Je gagne du temps. Je sens le vide sous moi et ressent les 33 m qui me séparent du sol sur lesquels je pourrais m’écraser. L’hésitation commence à me gagner. Mes ex-camarades (oui car à ce moment précis je les détestent) m’encouragent
« vas y !! Saute !! »
Je pense : « prenez ma place si vous voulez ». J’ai peur mais leurs cris me galvanisent. Je vais le faire. J’y vais. Ce coup ci à trois je saute dans le vide en poussant fort sur mes pieds. 1,2 ,3 mes pieds ne répondent plus, je suis tétanisé. Je bascule lentement vers l’avant et durant une fraction de seconde je remercie le jeune homme qui me retient par le harnais. Mais que fais cet E……. il me lâche, je fini de basculer vers l’avant, et mon saut de l’ange se transforme en truc bizarre du genre « j’y vais mais j’ai peur ». Je m’accroche à ce que je peux et pousse un « Ho Putain !!! Nooooooooooooon » venant du fond du cœur. Je me vois tomber, la tête la première. Le sol se rapproche à vitesse grand V. Suis-je bien attaché ? Tout te passe par la tête dans des moments pareils. L’élastique se tend enfin et ralenti ma chute jusqu’au point de l’arrêter. C’est BON je suis en extase Oh OUI !!!! Je rebondis comme un yoyo une paire de fois avant que l’on ne me descende.
Arrivé à terre j’ai du mal à marcher. Je me tâte (on me tâte ;-)) je suis entier. Fébrile, blanc comme un linge, je rejoints mes amis qui m’ont fait ce souvenir que je n’oublierai jamais. Je suis heureux, je jubile, je l’ai fait !!!!! Nous patientons quelques minutes afin que je reprenne mes esprits. Après quelques photos souvenir et un débriefing nous reprenons la route. Il est midi nous allons chercher un endroit où nous restaurer.
12h30 : arrêt casse croûte dans un petit resto. On se dit qu’il ne faut pas partir trop tard pour ne pas tomber avec tous les retours des 24H du Mans. Pour accélérer notre retour on va prendre l’autoroute.
14h00 : Nous partons. J’ouvre la route jusqu’à l’autoroute. Au péage une voie spéciale pour les motards. Les flics ouvrent l’œil et surveillent les motos qui passent. J’arrive à la barrière de péage. Celle-ci est ouverte. J’appuie pour prendre mon ticket. Bon sang, rien ne se passe, c’est bien ma veine. Des motos passe à coté de moi sans s’arrêter. Que se passe t’il ? J’ai loupé le ticket ou quoi ? Je me dis qui si ça se trouve c’est le petit comité avant la barrière de péage qui distribuait ceux-ci pour gagner du temps. Mince les gogos ne sont pas derrière moi. Ils ont du s’arrêter pour le prendre Eux. Ils arrivent enfin. Ca rigole. Ben oui Lapin tu sais pas que pendant les grande manifestation de ce genre les motos ne paient pas l’autoroute … Ca y est j’en suis sûr, je suis une « Burne » et ça va me suivre longtemps.
On prend l’autoroute à vitesse réduite, les deux ZEPHYR ouvrent la route. Je me dis que c’est une bonne idée car elles rouleront calmement. Quelle erreur, je rame comme un fou derrière pour suivre le mouvement. A chaque pont les gens attendent de voir passer les motos et nous faire signe. C’est l’événement de l’année de voir passer autant de moto. Je pensais me faire doubler plus que cela par les sportives, mais notre allure est suffisamment élevée pour éviter cela. Déjà 150 Kms de fait, je prie pour qu’elles tombent en panne d’essence pour passer un coup sur ma visière devenu une piste d’atterrissage à bêtes, ouf on s’arrête enfin faire une pause …
La pause est sympa, on est dans un relais motards bien organisé. On nous offre les boissons et l’on peut nettoyer nos visières. Il est 16h15 on repart. Il faut se magner si l’on veut aller voter. Nous disons au revoir à Remdé qui rentra direct chez lui. A 15Kms de chez nous on se sépare. Bye bye les copains. Il est 17h15 ça y est j’ai voté !
« Rendez vous le soir pour ceux qui peuvent, pour prendre l’apéro et voir les images de notre WE ».
21H00 : Je me bidonne en revoyant en boucle mes aventures. Les images sont très belles. C’était vraiment un super Week End. J’aurai pu en écrire encore et encore tellement ce séjour était génial mais bon faut bien s’arrêter un jour et si ça se trouve j’ai perdu des gogos en cours de route. Je remercie encore mes camarades pour cette surprise et ceux qui se sont donné la peine de lire toute ma prose. Cela fait maintenant deux jours que je suis rentré et je suis toujours autant excité et heureux de mon FORMIDABLE séjour.
Allez les gogos c’est fini, vous pouvez vaquer à vos occupations maintenant.
A bientôt.
Signé le Lapin qui voulait prendre son ticket au péage ;-)
A bientôt.
Signé le Lapin qui voulait prendre son ticket au péage ;-)



































